Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 20:39

Comme je le disais récemment dans mon bilan sur l'année 2011 au Canada, une des habitudes culinaires que j'ai contractée à Ottawa est la consommation du « brunch », lequel est la contraction de « breakfast » et « lunch ».

Comme son nom l'indique, le brunch est, selon les états d'esprit (un peu comme le verre à moitié plein ou à moitié vide), un petit-dejeuner pentagruélique ou bien un déjeuner relativement léger, accompagné d'un café, d'un thé, d'un chocolat chaud ou d'un jus de fruit. En fait, il est censé prendre la place des deux. Le brunch est très populaire au Canada et le week-end, les restaurants sont plein à craquer toute la matinée. A Westboro, il y a même un restaurant spécifiquement spécialisé dans le brunch et qui ferme à 14h. Relativement peu coûteux, c'est une manière sympathique de bien commencer le week-end.

 

Les brunchs sont variés et cela va de l'omelette aux légumes aux pancakes sucrés en passant par les toasts et les coupes de fruits, mais le grand classique, c'est ce qu'on appèlerait en France le petit-déjeuner américain : une assiette contenant des œufs, une charcuterie, des pommes de terre sautées et du pain grillé. Pour les œufs, vous pouvez les demander au plat, brouillés, ou parfois mi-mollets. La charcuterie est le plus souvent au choix entre du bacon, des saucisses ou du jambon. Et les toasts peuvent être au pain blanc ou complet. Inutile de dire qu'après ça, vous avez moins faim !

 

En France, Tin et moi avions déjà le rituel du petit déjeuner plus tardif et plus copieux à l'occasion du week-end. Ca commençait le plus souvent par un passage chez le boulanger pour faire le plein de pains-au-chocolat, croissants et chaussons-aux-pommes. Ca n'est plus exactement aussi faciles à Ottawa, et la culture nord-américaine du brunch est donc venue très à-propos.

Assez rapidement, j'ai commencé à le préparer à la maison, même si c'est toujours sympathique d'aller le prendre à l'extérieur. Rien de bien compliqué :

 

Pour chaque personne, il faut :

  • 2-3 pommes de terre moyenne selon les appétits
  • 2 œufs
  • 2 tranches de lard fumé (« bacon » ici)
  • 2 tranches de pain
  • un peu de paprika
  • du sel
  • de l'huile
  • (éventuellement) un peu de persil

Pour les pommes de terre :

Brossez les pommes-de-terre sous l'eau pour les nettoyer. Découpez-les en quartier (lamelles d'un centimètre max) en conservant la peau et essuyez-les avec un torchon propre.

Badigeonnez le fond d'un grand plat d'huile végétale. Versez les quartiers de pomme-de-terre dedans, badigeonnez-les d'huile avec un pinceau de cuisine. Salez et saupoudrez de paprika généreusement. Enfin, mettez le tout à cuire au four préchauffé à 410°F (210°C)  pendant 30-40 minutes (ça peut varier selon les pommes-de-terre).

Pour les oeufs et le lard :

Dix minutes avant la fin de cuisson des pommes-de-terre, déposez les tranches de lard au fond d'une poêle sur feu moyen. Augmentez le feu lorsque le gras a bien fondu pour faire dorer le lard. Retirez les tranches de lard, et réservez.
Retirez la graisse fondue de la poêle, tout en en gardant l'équivalent d'une cuillère à soupe pour faire cuire les oeufs. Cuir les oeufs au plat ou brouillés, puis salez et poivrez.

Pour le pain :

Soit vous les faîtes "simplement" dorer au grille-pain, soit vous le faîtes 100% à l'américaine et vous badigeonnez le pain avec un tout petit peu de margarine (à l'aide d'un tissu en papier) avant de mettre dans le grille-pain. Plus gras... mais non sans intérêt gustatif !


Enfin, servez les pommes-de-terre et les oeufs dans une assiette et recouvrez avec les tranches de lard. Parsemez de persil si vous en avez.

 

Bon appétit !

 

Le petit déjeuner américain

Oui, je sais, j'abuse totalement sur le persil. Mais j'avais déjà tout ciselé !
(Et ma photo elle est de traviole, mais c'était le matin, j'ai le droit !)

Par Lily
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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 15:05

L'année 2011 s'achève et restera éternellement dans mes souvenirs ma première année complète au Canada.

En 2010, Tin et moi avions dépensé l'essentiel de notre énergie à nous "installer" à Ottawa et à ré-organiser notre vie dans ce nouvel environnement. En 2011, nous étions devenus suffisamment familier avec Ottawa pour considérer la ville comme notre "chez-nous" et aborder le quotidien de manière plus naturelle. Néanmoins, l'adaptation s'est poursuivie et se poursuivra encore en 2012. Ma vie a énormément changé en déménageant de Paris à Ottawa, et force est de constater que je change progressivement avec.

Vive la vie à l'extérieur !

Premièrement la pantouflarde chronique que je suis s'est laissé apprivoiser par le "dehors". A Paris, je ne pouvais espérer bronzer qu'avec le rayonnement de l'écran de mon PC (et ça n'a jamais marché). A Ottawa, on sort tout le temps, ne serait-ce que pour faire notre promenade quasi-quotidienne au bord de la rivière. A ceci plusieurs raisons : tout d'abord la proximité de nombreux endroits naturels et magnifiques (la Rivière des Outouais, la Ceinture de Verdure Outaouaise, la multitude de parcs et lacs de la capitale...), ensuite l'attrait de l'exercice physique à l'extérieur (l'usage quasi systématique du vélo pour se déplacer, le patin à glace que j'ai découvert ici, et les longues promenades en forêt), et enfin la curiosité : au bout de vingt mois à Ottawa, la liste des musées, expositions et beautés naturelles de la région à visiter ne semble pas s'épuiser.

Actually, I can speak English. Incredible, eh?

Deuxièmement, mon anglais s'est considérablement amélioré. A mon arrivée à Ottawa, j'avais vraiment un blocage pour communiquer en anglais avec les Canadiens. J'employais régulièrement l'anglais au travail en France et c'est aussi la langue avec laquelle je communique le plus souvent avec Tin, mais ici j'avais l'impression de ne rien comprendre et que personne ne me comprendrait.

Cette année a vu ce problème s'estomper. Même si je ne me considère pas encore parfaitement bilingue, je lis indifféremment en anglais ou en français, je regarde les films en anglais, et surtout, je n'ai plus la moindre hésitation lorsque j'ai besoin de parler en anglais à quelqu'un. D'évidence, ça a un effet boule de neige et la progression est de plus en plus rapide.

Il est vraiment important de se mettre dans la tête que les Canadiens sont très patients sur le sujet. Ca leur vient certainement de l'habitude d'entendre des accents des quatre coins du monde. Vous pouvez demander à votre interlocuteur de répéter deux ou trois fois sans qu'il sourcille. En cas d'impasse, ils se montrent très arrangeants si vous indiquez que vous venez d'ailleurs et que votre anglais n'est pas au point. J'ai aussi constaté que les anglophones avaient souvent beaucoup de plaisir à échanger quelques mots en français.

Les habitudes culinaires canadiennes

Troisièmement, j'ai sans le moindre doute assimilé certains points de la culture canadienne, surtout pour la nourriture. En premier lieu, le dîner à 18h le soir. Ca a l'avantage de faire une transition entre le travail et la soirée, et surtout, ça laisse beaucoup de temps après le dîner pour vaquer à ses occupations. Pour rester dans le domaine culinaire, j'ai été aussi conquise par le "brunch", ou le petit-déjeuner continental, en particulier le week-end. Les pains-au-chocolat du samedi ou dimanche matin en France se sont transformés en oeufs/bacon/pomme de terre dans un des petits bars/restaurants du coin. Aussi, j'ose à peine évoquer ma récente expérience du paquet de popcorn au cinéma et mes décorations surchargées sur les biscuits (typiquement nord-américain, ça).

Suivre les élections de cette année m'a permise de comprendre un peu mieux la mentalité canadienne vis-à-vis de la politique et je me suis aussi intéressée de plus en plus à l'histoire du Canada, que je connaissais finalement terriblement mal.

Ottawa = vie relax

Quatrièmement, et dernier point, je suis beaucoup plus détendue qu'auparavant. La vie me semble beaucoup plus facile à Ottawa. Je trouve les Outaouais aimables et amicaux. Les services (publics ou non) sont généralement organisés de manière à être accessibles à tout le monde et à tous les emplois-du-temps. Il y a de la place pour tous et il est rare d'être noyé dans un bain de foule. Bref, j'ai l'impression que c'est moins la lutte pour la vie quotidienne (voir cet article sur La Poste par exemple) et donc, beaucoup moins de stress.

 

En 2012, j'envisage bien de continuer ma découverte du Canada, peut-être en allant visiter une autre province. Il est aussi temps pour moi de prévoir un séjour en France pour revoir ma famille et mes amis. De bons projets en perspective.

 

Je vous souhaite à tous et à toutes une excellente année 2012, pleine de bonheur, de succès dans vos projets, d'amour partagé et de découverte.

 

 

 

Par Lily
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Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 23:59

Les cloches du réveillon ont dû réveiller le père Noël qui a enfin ouvert les robinets de neige : il a neigé pendant la nuit du 24 au 25 décembre et nous avons eu un "Noël blanc" officiel avec nos (au moins) deux fameux centimètres réglementaires de neige à sept heures du matin le 25 décembre.

Mieux, la journée du 25 décembre a carrément été douchée de neige du matin au soir, si bien que ce soir, c'est plutôt quinze centimètres de poudreuse qui s'accumulent sur le sol.

 

Comme on souffrait un peu d'un syndrome de manque de neige, on est allé se promener deux fois ce midi et ce soir pour mettre les pieds dans l'épais tapis blanc. Les enfants ont sorti les luges et dégringolent la pente de la plage de Westboro en poussant des cris de victoire. Les goélands se les caillent, par contre. Soudainement rassemblés sur la glace, au plus près de l'eau de la rivière qui n'est pas encore gelée, ils se plantent dans la neige par centaines, comme des nains de jardin des glaces. Régulièrement, l'ensemble s'envole pendant quelques secondes pour tracer de grands cercles et venir se reposer exactement au même endroit. Je ne suis pas ornithologue, la seule explication qui m'est venue à l'esprit est que - peut-être- les goélands battaient de l'aile pour se réchauffer.

 

Oui, parce qu'il fait froid là. Ce n'est pas encore le très grand froid ("seulement" -10°C, -16°c en prenant en compte le refroidissement éolien), mais quand même, les doigts piquent après quelques minutes malgré les gants. Je pense que cette année, on est bon pour investir dans des mouffles.

 

Demain, c'est le fameux "boxing day" (l'Après-Noël), c'est le jour de soldes "spectaculaires" où les grands magasins sont pris d'assaut. C'est aussi et surtout un jour férié au Canada. Alors non, mon week-end de Noël n'est pas fini !

 

Quelques photos de cet après-midi :

 

Ottawa Wesboro 25 décembre 2011

 

Ottawa Wesboro 25 décembre 2011

 

Goélands à Ottawa

 

Et de cette nuit :

 

Ottawa Wesboro 25 décembre 2011

 

Ottawa la nuit

Par Lily
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